Café Constant, bis

9 Oct 2009 • 750079 commentaires

Toujours aussi efficace depuis ce premier déjeuner. Un moment automnal, gourmand, des produits aux petits oignons, Christian Constant qui veille au grain et une table cette fois à l’étage. J’avoue avoir une préférence pour la salle du rez-de-chaussée, plus ouverte sur la rue et les clients qui viennent juste boire le ballon de blanc au comptoir. La lumière à l’étage respire un peu le vieux rose, renforcée par la couleur des banquettes et de certaines tables en formica. Mais ça ne traîne pas, les plats sont vite et bien envoyés, la salle se remplit à la vitesse de la lumière. Il faut dire que la cuisine de Christian Constant version bistro, c’est de l’ultra efficace, des plats serrés, denses, avec ces brins d’herbe qui courent de partout (coriandre, persil, menthe sur les desserts…). Des tartare d’huîtres, de saint-jacques, de belles pièces de veau, un filet de bar ou un Parmentier de cuisse de canard, pour finir sur les classiques du genre, riz au lait, quenelles au chocolat ou île flottante. La clientèle est franchement bigarrée, touristes, déjeuners cravatés, retraités ou interprète de Chez Lorette (attention, je l’ai vu deux fois en concert)…

317-Cafe-ConstantTerrine de foie gras et de kako, à la question késako le kako, on nous répond qu’il s’agit du bas du jarret de cochon désossé. Un lit de lentilles tièdes, quelques pointes d’échalotes, de persil et cette auréole de vinaigrette bien relevée. Le pain est extra, le foie gras plutôt mi-cuit et parfumé. On se régale !

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Parmentier de cuisse de canard croisé. Un peu sombre et camouflée, la cuisse de canard est confite à souhait, pas très épaisse, mais tendre et savoureuse, elle se niche dans le jus des figues fraîches et rôties ultra sucrées. De l’autre côté, c’est une purée bien beurrée qui cache des chairs de canard façon Parmentier. Un bonheur automnal.

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J’avoue, ça faisait très (trop) longtemps que je n’avais pas fondu pour des profiteroles. La pâte à choux est plutôt fondante, la glace à la vanille se défend et le chocolat tiède manque selon moi de crémeux.

Les prix ? Les entrées à 11 €, les plats à 16 € et les desserts à 7 €, sans oublier la formule déjeuner à 16 € ou 23 € avec hier midi : tartare de saumon et de saint-jacques, boudin noir de chez Ospital, purée et pommes fruit et tarte aux figues.

Café Constant
139 rue Saint-Dominique
75007 PARIS
T 01 47 53 73 34
Métro Ecole Militaire ou La Tour-Maubourg

9 réponses à Café Constant, bis

  1. Mercotte dit :

    impressionnantes par la taille les profiteroles c’est pas pour les minettes ça !!

  2. Je te le confirme et je n’en ai pas laissé une miette !

  3. Caroline, en voyant ta photo Twitter, je me demande si nous n’avons pas été condisciples un jour : tu n’as jamais fait d’hypokhâgne par hasard ?

  4. Sophie dit :

    Je confirme! Pour moi ce sont les meilleures profiteroles au chocolat…je vais au Café Constant rien que pour les déguster…la sauce est parfaite à mon gout :-))

  5. Marionnette dit :

    En effet, ces profiteroles font très très envie. Surtout à l’heure du goûter. Demain, j’y vais!

  6. Et Michel Delpech, qu’a-t-il commandé ?

  7. docadn dit :

    Bonjour,
    découverte de votre blog gourmand aujourd’hui…
    Je repasserai.
    Cordialement

  8. – La flore et la faune, non, des études d’histoire de l’art.
    – Sophie, Marionnette, j’ai cru que le filet de chocolat dessus n’allait jamais s’arrêter de couler !
    – The Chesterfield Project, grrr, je n’ai pas pu voir ce qu’il mangeait…
    – Merci docadn !

  9. ZEL dit :

    Ce blog est absolument génial !
    Comment ne pas salivouiller devant ces photos de plats délicieux rehaussées de commentaires finement écrits ?
    En plus ta gestion des tags permet de retrouver facilement les adresses de lieux certainement gastromythiques.
    Bravo !

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