Caluc

26 Fév 2014 • 7501010 commentaires

Caluc, 11 rue des Petites Écuries dans le Xe à Paris, c’est une adresse de galettes roulées sur elles-mêmes et richement garnies, inspirées d’une recette traditionnelle aveyronnaise et c’est bien vu. La pâte à galette est préparée avec des herbes fraîches, des épinards (ce qui la colore drôlement) et des échalotes, la galette est cuite et garnie d’ingrédients associés qui (me) font tout de suite saliver quand on les détaille à la carte. Le lieu a pris le nom de sa galette unique, enfin, il ne faudrait pas oublier les farsous (que l’on écrit aussi farçous, des morceaux de chair à saucisse associée à plein d’autres choses, aromates, herbes et j’en passe, j’aime tellement ça que j’ai même trouvé le moyen d’en faire un reportage il y a quelques années chez un charcutier d’Ardèche, hmm) proposés ce jour là aux raisins ou aux pruneaux. Bref, on choisit sa Caluc (il semble que le mot soit de genre féminin si je m’en réfère à leur page Facebook) qui passe aussitôt sous le gril, sa boisson (toutes d’origine française, comme une limonade aveyronnaise qui m’avait l’air gourmande à souhait), éventuellement un farsou ou un dessert et on s’installe sur l’une des chaises hautes le long de la baie vitrée ou l’on repart avec sa boîte.

caluc andouille paris

Voici donc ma caluc à l’andouille de Vire, au chou rouge émincé aux herbes de Provence (un peu cuit dans mon souvenir), au cheddar mature, aux feuilles de mâche et à la moutarde à l’ancienne. C’est bien relevé, chaud, reconstituant, généreux, je peux dire que ça nourrit sa femme. D’ailleurs, j’ai gardé le farsou pour le soir tellement j’étais calée.

Les autres recettes sont du même acabit, « magret de canard fumé, compotée d’oignons au cassis, haricots coco, cantal, roquette », « haché de bœuf de Salers, persillade de champignons gris, carotte ancienne râpée, crème de moutarde tomatée, concassé d’arachide salée », « mozzarella fumée, caviar d’aubergine, poivron mariné, figue sèche, champignon rose » et moi j’aime bien cette idée de concevoir une idée autour d’un produit régional et d’en faire une adresse de restauration rapide de qualité.

Les caluc sont à 9 €, ajouter une boisson, un farsou, cela vous en coûtera moins de 15 €, formules de 10 à 14 €. Ouvert en semaine et en continu de 12h à 21h.

Caluc, 11 rue des Petites Écuries, 75010 Paris, 01 42 47 17 29, métro Château d’Eau

10 réponses à Caluc

  1. Adrien dit :

    Ca a l’air délicieux!
    Parfois, je me dis que je devrais cherche uniquement un job vers Grands Boulevards pour pouvoir tester les restos du coin…

  2. magali dit :

    Très appétissant malgré l’heure ! Par contre, je ne comprends pas le cheddar (même mature…). Il existe tellement de fromages en France (et l’Aveyron n’est pas réputé pour sa pauvreté en la matière !) : pourquoi un cheddar ? Sans être un ayatollah du locavore, il me semble qu’une autre variété aurait été plus appropriée, non ?

    • Magali, effectivement, ce serait à suggérer aux cuisiniers.

      • Sébastien Tissot dit :

        Bonjour Caroline, bonjour Magalie
        Je me permets de répondre à Magalie, étant un des propriétaires de Caluc, à propos du cheddar qui accompagne notre Caluc à l andouille de Vire.
        Le choix du cheddar à été gustatif d une part et du fait qu on l attendait pas forcément en accompagnement de l andouille, en plus de sa belle couleur orange qui contraste bien avec celle du chou rouge, tout cela conforte bien notre idée de départ de revisiter des recettes traditionnelles/ terroirs françaises avec des touches d originalités.
        En attendant votre venue Magalie et merci encore Caroline pour votre article.
        Bien à vous,
        Sébastien

  3. Sébastien Tissot dit :

    Oups! Désolé Magali je viens de m’apercevoir que j avais écorché votre prénom, déformation familiale .
    A très vite.
    Sébastien Tissot ( Caluc )

  4. Sébastien, merci pour votre explication ! Et à bientôt !

  5. Magali dit :

    Merci à vous Sébastien pour vos précisions et à vous Caroline pour héberger cette discussion !

  6. Les Tasters dit :

    J’ai adoré également cette néo-cantine au look soigné et à l’accueil chaleureux. On sent la passion et le plaisir de cuisiner. Tout est fait maison, la soupe, la pâte, les desserts.
    Les recettes sont bien pensées avec de bons ingrédients choisis pour leur apport. Je ne comprends pas l’intérêt de défendre aujourd’hui uniquement les produits français. Le gout est roi. Et la qualité prime, comme avec le cheddar maturé que les français connaissent mal et qui portent une mauvaise image (du à l’industriel).
    Attention toutefois, palais sensible, les goûts sont puissants. Et cela fait plaisir à une époque où les restaurateurs les modèrent à cause d’un « aplatissement » du gout généralisé de la part des clients.

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