Chez la Vieille – Adrienne / depuis, il y a eu changement de propriétaire, à revoir donc !

27 Jan 2010 • 750015 commentaires

Adrieeennne ! Je sais… mais je ne peux m’empêcher. Bon ben l’Adrienne, elle n’est plus là, juste en photo en noir et blanc accrochée au dessus du comptoir, on comprend aussitôt qu’elle avait les formes et devait avoir la gouaille pour accueillir ses hôtes. Depuis, il a dû s’en passer, le lieu n’a pourtant guère changé. En passant la porte d’entrée et le hall de l’immeuble, on pénètre cette jolie micro salle (18 couverts), on salue Daniel Rose de l’Epicerie Spring voisine, on s’attendrit sur le joli carrelage à l’ancienne, les poutres brunes, les petites banquettes vert d’eau et l’affiche de Michou. Sans parler des autres cadres, prix du vrai bistrot, photos de gloires passées… Il y en a plein et elles donnent une atmosphère immuable et chaleureuse à ce bistrot. Aux fourneaux, Michel del Burgo, un chef qui est passé par de replètes maisons, Bristol, Taillevent, un peu de baroudage à l’étranger, jusqu’à reprendre cette vieille maison de quartier à Paris. Il a une petite mine le chef, quand on le voit passer une tête. Bon, la carte affiche des prix dorés, on se tourne vers la formule déjeuner à 29 €.

339-Vieille-AdrienneUne terrine de canard garnie de foie gras, pas mal, mais accompagnée d’une confiture de cerises noires qui ne lui va pas, très sucrée, pas du tout acidulée, ni épicée. Le cœur de sucrine est bien assaisonné, bon voilà quoi.

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Une daube de bœuf, bien en sauce, avec ses carottes biseautées, c’est appétissant, ça se sauce aux parfums de vin, la viande se défend. Pour l’accompagner, un « gratin de macaronis », qui n’a que le nom, des macaronis cuits classiquement à l’eau et arrosés d’une pointe de crème liquide et saupoudrés de parmesan râpé avant de passer sous le gril… On oublie la béchamel onctueuse, le côté ultra gourmand d’un gratin de macaronis, ça sent le minimum.

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Chantilly, ananas dans un sirop parfumé, touches de gingembre confit et pluches de coriandre, un dessert plutôt rafraîchissant et parfumé.

Bon, vous l’aurez compris, chez moi, ça ne sent pas l’enthousiasme. A croire que le chef n’en avait pas plus ce jour là. Il a beau affiché un sourire de gentillesse en saluant ses clients sur le départ, il a une petite mine. Et le déjeuner n’a jamais décollé, une âme qui n’y était pas vraiment, pour une somme tout de même rondelette de formule déjeuner de bistrot (29 €).

A la carte, comptez 50 € environ.

Chez la Vieille – Adrienne, 1 rue Bailleul, 75001 Paris, 01 42 60 15 78, métro Louvre-Rivoli

5 réponses à Chez la Vieille – Adrienne / depuis, il y a eu changement de propriétaire, à revoir donc !

  1. Mercotte dit :

    effectivement tu n’es pas spécialement enthousiaste ! Mais bon…y a des jours sans parfois !

  2. Olivia dit :

    ah c’est dommage parce que visuellement c’est plutôt… appétissant!

  3. Anne Hélène dit :

    Bonjour Caroline,
    Oui ! au photo je me dis « cela devrait être terrible » La cuisine que j’adore. La cuisine de bistrot dans un quartier super sympa !
    Cela peut arriver ….
    Allez courage au chef !

  4. Appétissant, certes, mais un brin décevant pour le prix. Ce midi, par exemple, pour 5 €, je me suis plus amusée, à lire bientôt…

  5. Débo dit :

    J’y suis invitée ce midi, je te dirai si ça s’est amélioré

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