Gyoza Bar

15 Mar 2012 • 750024 commentaires

Avis aux amateurs de gyoza, c’est la mono-nourriture de cette adresse, comme savent si bien le faire les Japonais. Un genre auxquels les Français ne sont pas forcément habitués, je tiens à le préciser. C’est à dire, pour les inconditionnels de l’entrée, plat, dessert, vous repasserez. Passage des Panoramas, à l’initiative de l’équipe franco-japonaise du Passage 53 (restaurant doublement étoilé), dans un antre tout de gris chiné vêtu (dans mon souvenir, ça ressemble à un genre d’ardoise), vous vous installez au large bar en bois clair, vous profitez de cette mise en lumière de ce qui se passe devant vous et vous passez commande, 6 ou 8, du riz ou pas et c’est tout. Justement, cela se passe vraiment à proximité (l’appareil qui cuit les gyozas est placé juste devant, s’ouvre et se referme non pas sans quelques échappées de fumée) et comme je l’avais lu ici ou là, on profite des fumets de cuisine. Pour la faire courte, j’ai eu l’impression d’avoir une brochette de gyozas qui me suivait ou qui me précédait (au choix) le restant de la journée. Mais ce n’est pas grave, j’avais dégusté d’exquis gyozas.


494-GyozaPetite salade de soja marinée à l’huile de sésame (oh, l’huile de sésame, c’est toujours un plaisir de la retrouver).

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Et les voici, les gyozas délicieux de la maison. Pâte fine et ferme, garniture savoureuse, porc (fourni par le boucher Hugo Desnoyer me souffle-t-on) à la mâche parfaite, ciboule, parfum chaud-brûlant de piment (enfin léger quand même) et cette sauce aux agrumes incroyablement acidulée qui vient contrebalancer le tout. J’ai également commandé un bol de riz blanc (japonais, rond et ferme, très bien).

En dessert ? Des gyozas pardi ! Il y en a que ça peut rebuter, mais moi j’en avais encore envie. Il faut dire que j’avais commander l’assiette de 8 (en me disant, 12, non ça peut faire trop), tu parles, j’en ai repris 8 à partager à deux pour le dessert. Assiette de 8 à 6 € et de 12 à 8 €. Déjeuner à moins de 10 € donc et ils font aussi à emporter. Ouvert le midi dorénavant.

Gyoza Bar, 56 passage des Panoramas, 75002 Paris, métro Grands Boulevards

4 réponses à Gyoza Bar

  1. Fabrice dit :

    dans le même genre, mais beaucoup moins hype, il faut tester le nouveau petit resto de raviolis rue de Belleville : 5 euros les 15 pièces : faits maison, imbattables et délicieux !

  2. Sylvie dit :

    Totalement alléchée, je suis allée aujourd’hui faire un tour. J’en suis ressortie avec une double impression. Les gyozas sont sans doute les meilleurs que j’aie jamais mangés. Raffinement total. Pris avec la petite salade de pousses de soja, le bol de riz parfait et un thé froid. En revanche (et là c’est ma faute j’aurais dû me souvenir du coup du 8+8), j’ai fait la bêtise de prendre 8 et pas 12 d’entrée de jeu, contrairement à mon camarade de table. À la première bouchée j’ai compris ma terrible bévue et informé gentiment à la jeune fille de mon souhait de transformer illico ce 8 en 12, par l’ajout miraculeux de 4. IMPOSSIBLE me répond la bougresse. Il fallait vous décider avant, c’est 8 ou 12 mais certainement pas 8 qui deviennent 12, pour qui vous prenez-vous, chère madame… ici on veut des clients sérieux, qui savent ce qu’ils veulent. Or 8+8 c’était trop, vu qu’il faisait chaud et qu’on avait décidé après d’aller se taper un gâteau chez Valentin. Bref, j’ai eu l’impression de me retrouver dans l’épisode de Seinfeld où il se retrouve aux prises avec le « Soup Nazi ». Le client n’est pas roi (je passe sur le fait que mon camarade de déjeuner à dû attendre dehors que j’arrive parce qu’impossible aussi de s’asseoir sereinement en attendant… mais ça, c’est un classique) et désormais il faut le savoir 8 c’est 8 et 12 c’est 12 mais 8+4 ne feront jamais 12, alors même que jamais au grand jamais (ça va sans dire) on aurait envisagé de payer les 12 au prix des 8. Du coup la musique d’ascenseur qui passe dans cet endroit sobre et de bon goût m’a semblée insupportable et j’étais prête à transformer l’ensemble du personnel en gyoza. J’y retournerai pour les dits gyozas, tellement bons et franchement pas chers pour la qualité. Mais j’en ai marre de ces endroits où être maltraité fait partie du jeu (un jour faudra qu’on reparle des restaus avec réservation sur répondeur… « on vous rappellera » façon entretient d’embauche). Mon bilan: gyozas délicieux, beau décor, mode d’emploi débile et service inutilement buté.

  3. Voici en effet un excellent restaurant que j’ai découvert lors d’une de mes incursions dans cette ville. Il faut avoir goûté ce plat au moins une fois dans sa vie !

  4. – Ah Fabrice, c’est noté !
    – Sylvie, je me permets quand même, je pense que vous n’êtes pas la seule à vous apercevoir que 8 ce n’est pas assez et à du coup en commander 4 de plus, mais s’ils commencent à dire oui, vu l’enchaînement des commandes, cela risque effectivement de tout décaler. Du coup, qu’ils soient un peu fermes à la 53e fois où on leur demande, je ne suis pas trop étonnée. Mais je suis d’accord, ils doivent rester aimables avant tout.

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