Hostellerie de l’Abbaye de la Celle

16 Mai 2011 • Var2 commentaires

Un reportage dans le sud en cette saison, c’est un reportage béni des dieux. La végétation est sublime, les oiseaux ne cessent de chanter (au point qu’on se croirait dans un Disney), les couleurs de briller, ocre, bleutée, vert tendre ou cyprès, une beauté qu’on pourrait contempler des heures, surtout ici, à L’Hostellerie de l’Abbaye de la Celle (par pour la nuit et croyez bien que je le regrette, surtout quand j’ai pu visiter quelques chambres…) pour un déjeuner. Un lieu enchanteur repris par Alain Ducasse il y a une dizaine d’années, un lieu assez inédit dans son histoire et ses positions. Ce couvent de religieuses accueillait les jeunes filles de bonne famille pas encore mariées. Jusque là tout va bien, sauf que les jeunes filles aux moeurs de plus en plus légères ont commencé à y recevoir leurs amants faisant de l’abbay un joyeux bordel, le couvent fut fermé plus tard par le cardinal Mazarin… L’hôtel, grande bâtisse magnifique, est accolé à cette abbaye où l’on peut accéder à la salle capitulaire et au cloître étrange et sublime.

443-Abbaye-CelleInstallée sur la terrasse qui borde le jardin et le potager, au son des fontaines et des oiseaux en période de démonstrations amoureuses, je vais attaquer mon déjeuner. En cuisine, c’est le chef Benoît Witz qui s’exécute (également auteur de livres de recettes aux Editions Alain Ducasse).

Moi je veux bien être accueillie à table comme ça tous les jours. Terrine de volaille terrible, gressins à la fleur de sel, tapenade, anchoïade, croûtons de pain, pain frais, concombre…

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En entrée, légumes printaniers plein de verdeur et de jus qui s’accompagnent d’une sauce anchoïade chaude. Carottes, concombre, artichaut, chou-fleur, céleri, pois, le tout cru et à tremper indéfiniment dans la sauce tiède aux parfums d’anchois arrondis par la purée d’oignon et l’huile d’olive et petit pain poétique…

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Un petit pain impression herbier, à l’huile d’olive, chaud, croustillant, délicieux.

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Pièce de boeuf extra tendre, jus de viande serré (j’ai mon petit pot en plus pour en remettre une louche, ce dont je ne me prive pas), pomme boulangère, allumette de cèpes, pois gourmands.

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Sablé fraise et rhubarbe (succession de sablé, de rhubarbe compotée à la fraise, de fraises fraîches, de craquant caramélisé), sorbet à la fraise, guimauves à la fraise et à la fleur d’oranger et chouquettes.

Des goûts, des couleurs, des notes provençales et en même temps, beaucoup de maîtrise avec cette pointe de classicisme. Si vous passez dans les environs, je ne saurais trop vous conseiller une halte dans ce village charmant et ce lieu hypnotique, pensez-y, clapotis de fontaine, chants d’oiseaux, cyprès centenaires, montagne ensorcelante, vous y êtes…

Au restaurant, menus à 45 €, 65 € et 85 €. Pour une nuit, ça chiffre, je laisse ceux dont les moyens le permettent le soin d’aller les consulter.

Hostellerie de l’Abbaye de la Celle, 10 place du Général de Gaulle, 83170 La Celle, 04 98 05 14 14

Septime »

2 réponses à Hostellerie de l’Abbaye de la Celle

  1. Patrick CdM dit :

    Un endroit magnifique, des chambres qu’on apprécie en effet, surtout en pleins frimas car nous y étions fin décembre. Et le petit dej ! ;-))

  2. Patrick CdM, oh oui, le petit déj, je suis sûre qu’il est top ! Décidément, il faut que j’y retourne y passer une nuit, allez quelques centimes dans ma tirelire à partir d’aujourd’hui et chaque jour.

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