Kitchen Terre, pâtes et bouillons

17 Juil 2017 • 750051 commentaire

Kitchen Ter(re) a ouvert il y a 10 jours. D’habitude, je prends mon temps, mais l’appel des pâtes mitonnées par le chef William Ledeuil a été plus fort que moi. Ze Kitchen Galerie, ce fut l’un de mes premiers articles de presse. Pour vous la faire courte, il s’agissait du premier titre pour lequel j’écrivais, il y a 13 ans je crois, un magazine dédié aux experts-comptables (ça fait rêver). Bref, je devais choisir une adresse à recommander et ce fut celle-ci. J’y avais déjeuné toute seule, j’en avais pris l’habitude depuis 2 ou 3 éditions d’un guide et je me souviens encore des solettes vanille et fruit de la passion et de la prévenance du service (et la disquette où se trouvait mon texte a disparu, c’est pour vous dire). J’y suis retournée depuis et j’ai toujours pris autant de plaisir. Notamment durant la séquence des pâtes qui figure au menu. Des pâtes que le chef prépare avec son talent incommensurable pour tisser des liens entre la cuisine « française » et ce qu’il emprunte à l’Asie du sud est (rhizomes, épices, feuilles, herbes, fruits). Gaspacho, tartare, fleur de courgette, linguine, lotte, il n’y a que chez lui que vous pouvez découvrir ces liens si joliment et si intensément tendus. Au tout début du boulevard Saint-Germain, Kitchen Ter(re) a donc ouvert autour des pâtes, celles produites par le paysan, meunier et boulanger Roland Feuillas à Cucugnan dans l’Aude. Entre le chef Bruno Laporte et le directeur Marin Simon, toute l’équipe est issue de la galaxie ZKG, ce qui donne aussitôt le ton, jeunesse, gentillesse, enthousiasme…

Un gaspacho tomate ananas, avec coco, fleurs, herbes et galanga. Un classique de la maison me dit l’équipe. Fraîcheur, vivacité, intensité et nuances, c’est extra.

Le tartare de boeuf qui a connu un peu de maturation et qui a de la mâche, préparé avec des sauces et condiments, « mostarda », « soubressade », cacahuètes satay. C’est plein de goûts, de nuances là encore, c’est joyeux, délicieux.

Les « coquillettes » à base de barbu du Roussillon (une variété de blé tendre), curry vert et basilic. La texture des pâtes est dense, quand les légumes sont moelleux. C’est enrobé comme il faut, ça chauffe tout en verdeur de curry, contrebalancée par la rondeur des légumes confits (courgettes, aubergines, tomates).

« Soupe coco pandanus » (une plante dont on dit qu’elle donne des notes torréfiées), framboises fraîches, coulis de framboises et fruits secs torréfiés. Un petit voyage, des saveurs connues, d’autres moins, c’est en tous les cas exquis.

Pour accompagner mon repas, j’ai pris un thé glacé maison, thé rouge, verveine citronnelle et passion, très agréable avec l’ensemble. Il y en a également un noir et un vert, il y a des mélanges de jus pressés très tentants, comme l’abricot, ananas, curcuma, verveine.

Les prix ? Formules à 26 € et 30 € à midi, comptez 45 € à la carte (entrée, plat et dessert, ce qui est pour ma part bien nourrissant). Ouvert midi et soir du mardi au samedi.

Kitchen Ter(re), 26 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris, 01 42 39 47 48, métro Maubert-Mutualité, Cardinal Lemoine, Jussieu

Une réponse à Kitchen Terre, pâtes et bouillons

  1. dj alsace dit :

    Des plats tout à fait succulents.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

facebook twitter instagram rss CONTACT