La Machine à Coudes

30 Mai 2013 • Ile-de-France3 commentaires

A l’occasion d’un rendez-vous à Boulogne-Billancourt, me voici à La Machine à Coudes, un bout de bistrot un peu à l’écart de l’activité, mais sacrément bien achalandé en ce qui concerne les produits (tous français !). La charmante jeune femme en salle nous le dit clairement, tous les produits viennent du pays. Le pain très, très bon avec la coupelle d’huile d’olive et la fleur de sel nous mettent en appétit et tous les ingrédients qui blanchissent la carte finissent de me convaincre, hmm, on est dans une bonne maison ici. Pas plus de 5 ou 6 tables, de la pierre aux murs, une vieille machine à coudre Singer dans la vitrine, la rolls de la machine à jambon, des bouteille dans les étagères et un mur de jolie tapisserie fleurie hyper rétro, ça sent l’esprit brocante et c’est bien fichu. L’ardoise donc, elle change tous les jours nous dit-on et autre chose bien vue, chaque intitulé est suivi d’une suggestion de vin.


La photo parle assez bien je crois. L’entrée occupe une trop petite partie de l’assiette = c’est pas bien généreux. Reste à goûter, des bouchées de filet de sar (un poisson), une émulsion de beurre noisette (je cherche encore le goût), des radis dont il n’était peut-être pas indisensable de laisser la queue (je sais que ça fait « juste sorti de terre », mais moi le bout de queue tout fin, ça ne me dit rien) et des feuilles dont je ne sais plus nom. La chair du poisson est excellente, mais le reste laisse un peu à désirer selon moi, mes convives ne s’exclament pas non plus.

592-Machine-CoudesJe crois que j’aurais du prendre la saucisse du pays basque et le brocciu corse. Bref, voici le filet de bonite (cousin du thon) de Saint-Jean-de-Luz d’une cuisson jouissive. Croûté à l’extérieur et donc un peu croustillant et très fondant à l’intérieur (rosé à l’arête), il est accompagné de petits pois bien verts (je dis ça car la cuisson est un peu juste à mon goût, je sais que ça se fait beaucoup de juste les blanchir, mais 2 minutes encore amènent plus de fondant et moi j’aime le petit pois qui font un peu, en tout cas dans le cadre d’un plat chaud, c’est perso). Asperges du même régiment et donc un peu fermes. Dans le fond, c’est une fine crème de harengs qui amènent du sel et de la tonicité. Il y a aussi quelques algues, de la mélisse et je ne sais plus, peut-être un peu superflues (l’essentiel est déjà dit selon moi).

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En dessert, mes convives ont pris le blanc-manger au thym et rhubarbe, ils avaient l’air conquis. Moi en goûtant, j’ai trouvé à redire (je trouve souvent à redire, c’est mon taf), je trouvais les brins de thym pas très agréables en bouche (allez mâcher du thym vous verrez, disons que j’aurais préfére une simple infusion).

Il n’empêche que c’est une petite table audacieuse de Boulogne avec des choses que l’on croise rarement dans les bistrots et qui est bien inspirée de ne proposer que des produits d’ici.

Côté prix, comptez environ 30 € pour une entrée et un plat (9-10 € les entrées, 20-22 € un plat). Le samedi soir, menu à 40 €

La Machine à Coudes, 35 rue Nationale, 92100 Boulogne-Billancourt, 01 47 79 05 06


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3 réponses à La Machine à Coudes

  1. LeGrumeau dit :

    J’avais déjà entendu parler de cette petite adresse. Le filet de bonite a l’air épatant en effet !
    xx Le Grumeau

  2. VALENTIN dit :

    bonjour,
    j’y suis allé un samedi soir il y a quelques mois, en suis sorti ravi

  3. Marionnette dit :

    Très jolie adresse à Boulogne! Oui, ce n’est pas parfait mais il faut savoir que le chef est un amateur, pas un cuisinier qui a fait ses classes chez les grands, juste un passionné qui est allé au bout de son envie de partager.

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