La Rallonge

13 Fév 2015 • 750185 commentaires

Oh la jolie soirée d’hier. « La Rallonge, le bar à tapas de La Table d’Eugène » m’invite mon amie connaisseuse du XVIIIe. J’avoue, j’étais passé à côté au moment de son ouverture en 2012. La bonne humeur consécutive à la première étoile pour Geoffroy Maillard à La Table d’Eugène doit exalter les équipes, me dis-je, on fonce. J’appelle quelques heures avant et la réservation est prise pour 20h30. On est tous assis en hauteur, nous deux au comptoir (je recommande), juste devant le jambon espagnol vissé sur son socle et bien entamé. La cuisine est dans le prolongement du comptoir, on peut donc les apercevoir et ça semble cuisiner sévère. Des tapas oui et des tapas de cuisinier ! Même si la carte propose aussi son lot de salaisons et de petites choses à piocher dans de bonnes conserves espagnoles. Décor sobre, dans les tons gris, lumière bien diffuse et carte de vins copieuse, entre nature (signalés par une *, ce qui est bien vu, il y a des gens qui n’apprécient pas) et « conventionnels ». Pour aller de table en table et de chaises en chaises au comptoir, la jeune femme seule en salle ne chôme pas, mais ça lui plaît me dit-elle, avec ce que je crois être un petit fond d’accent de quelque part dans le sud. Toujours est-il qu’elle parle avec franchise et simplicité des vins, en quelques qualificatifs, on sait où on va et son plaisir de le communiquer est réjouissant.

croquettes la rallonge paris

Ah les croquettes ! Je crois qu’un bar à tapas digne de ce nom se doit d’avoir des croquettes à sa carte. Une fine panure qui craque sous la dent, une béchamel intense et garnie de petits morceaux de jambon espagnol, on en fait qu’une bouchée, d’ailleurs, elles ne sont pas grosses. Optez pour 6 minimum. Avec un verre de blanc du Languedoc, moi je suis aux anges.

coques citron la rallonge paris

Des coques saisies à l’huile d’olive au fond, une crème émulsionnée au citron, du pain noirci à l’encre de seiche et parfumé au combawa et des pousses d’une herbe dont je ne sais plus le nom, ça se mange à la petite cuillère sans moufter. Toujours avec le Languedoc, on est bien.

saint-jacques la rallonge paris

Des Saint-Jacques cachées par du daïkon cru, une vinaigrette à la mangue et des grains de grenade. Les saint-jacques sont bien saisies, leur douceur est chatouillée par le cru et les fruits exotiques qui envoient de l’acide, c’est parfait.

risotto coquillettes la rallonge paris

Lui, il paraît que c’est l’un des best-seller de la maison me dit mon amie qui a déjà tenté d’obtenir la recette du chef, mais sans succès (et c’est pas faute de savoir interroger, elle travaille à la PJ). Un risotto de coquillettes, avec beaucoup, beaucoup de crème, un peu de truffe (discrète, c’est bien comme ça), quelques herbes et un jus de viande qui : non d’un chien qu’est-ce que c’est bon le jus de viande dans les pâtes et la crème.

tapas sucres la rallonge paris

L’assortiment de tapas sucrés pour finir. Des petites mousses différemment denses et aérés toutes relevées de croustillants (crumble, streusel, meringue…). Les parfums de gauche à droite sont citron noir (je ne connaissais pas) et fruits rouges, chocolat, embeurrée de pommes et bananes. Et moi avec mon Languedoc, je suis toujours aux anges.

Les prix des tapas vont de 5 à 15 €, pour ce dîner avec 4 verres de vin, l’addition est de 68 € pour nous deux, ce que je trouve raisonnable. Bref, une belle petite adresse de quartier à garder pour les envies de tapas cuisinés et de verres de vin, moi j’ai beaucoup aimé.

La Rallonge, 16 rue Eugène Süe, 75018 Paris, 01 42 59 43 24, métro Jules Joffrin, Marcadet Poissonnier

« Zebulon

5 réponses à La Rallonge

  1. phan dit :

    Merci pour ce très joli article. Hâte d’aller goûter ça. À propos des herbes que vous avez oublié le nom, il me semble que ce sont des cress de réglisse

  2. Depuis deux ans je salive à la vue de ce risotto unique, et hier (Tournage TTB ;)) quand tu as mentionné que tu y allais je n’ai pu m’empêcher d’y repenser.. supplice!

    Un petit voyage dans le 18ème s’impose!

    Merci Caroline.

  3. Bien vu d’avoir attiré notre attention sur ce lieu que j’ai dans mes tablettes mais que je n’avais pas distingué de la Table d’Eugène… A essayer

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