L’Auberge du 15

16 Mai 2012 • 750132 commentaires

Cuissons vives, jus serrés, accompagnements beurrés, charlottes géantes, depuis que j’avais lu l’année dernière quelques papiers sur L’Auberge du 15, j’en salivais. Hier, à 12h tapantes, j’étais à ma table à L’Auberge du 15. Pas loin de moi, un couple d’octogénaires devisait de ses prochaines vacances en Suisse et à Quiberon, arriva ensuite un duo d’affaire commençant doucement au champagne et au Campari, un autre duo trentenaire qui fonça sur le menu déjeuner (comme moi en somme). Bref, je trouvais là une diversité de gens, de coutumes. Dans ce décor lambrissé, étoffé (remarquez les rideaux à rayures et à têtes de chamois), élégant et confortable, le service se faisait rigoureusement gentil et attentionné. Un air de Province ? Oui et en même temps, pourquoi faudrait-il qualifier de provincial un restaurant accueillant, simple, à vos petits soins, sans prétention ni arrogance dans le service. Vous savez quoi ? On s’en fout que ce soit province, Paris, l’important c’est que l’on s’y sente bien et pour le coup, L’Auberge est le qualificatif qui convient. Au déjeuner, menu à 26 € parfait pour moi, à la carte, comptez facile 50 €, sinon menu dégustation à 68 €.


504-auberge15Crème de crustacés à la paysanne, que l’on verse tout doucement sous nos yeux, rien de tel pour me mettre en appétit. Crème crémeuse c’est rien de le dire, avec un goût de crustacés délicieux, des éclats d’amande torréfiés, une touche de caviar de tomate, des dés de pommes de terre et des lardons. Personnellement, je trouvais les pommes de terre en trop, surtout que je savais qu’il y avait purée dans le plat ensuite. La crème et les lardons se répondaient déjà bien selon moi.

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Suprême de pintade et purée de rattes. La volaille est dressée sous nos yeux. Quant à la purée, elle repose dans sa petite cocotte en cuivre. J’aime bien ce service un peu cérémonial, mais pas trop, ce côté mise en appétit. Volaille rôtie comme je l’imaginais, avec sa fleur de thym bien parfumée et son morceau de lard un peu confit, purée très beurrée, parfaite.

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Brioche façon pain perdue et glace à la vanille. Beaucoup de craquant sur la brioche (le côté caramélisé bien accentué), du fondant et une glace minute très vanillée.

Bref, un menu à 26 € qui me va bien entre midi et deux. Des portions raisonnables, c’est ce qui se prête le mieux quand il y a entrée-plat-dessert. Les prix, je vous les ai précisés plus haut. Bon appétit !

L’Auberge du 15, 15 rue de la Santé, 75013 Paris, 01 47 07 07 45, RER Port-Royal, métro Les Gobelins, Glacière

2 réponses à L’Auberge du 15

  1. claude dit :

    Nous sommes condamnés au pain perdu … on en voit partout mais que c’est bon.

  2. Oui, c’est vrai, pain perdu, brioche perdue, mais j’avoue, je ne m’en lasse pas (encore).

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