Le lundi chez Drouant, c’est boudin dorénavant

18 Avr 2012 • 750025 commentaires

Je sais, je n’arrête pas de vous seriner mon attachement à Drouant, (poulet frites du dimanche toute l’année) là aussi (pot-au-feu du samedi l’hiver), et même si j’ai pu apercevoir quelques prix qui m’ont un peu affolée l’une des dernières fois (dont le café à 4,50 €, mais avec truffes et tranches d’orange confites et à la fois incroyablement fraîches, mon amie Clotilde en parle justement ici), je suis fidèle, j’y reviens encore et encore. Malgré ma dizaine (au bas mot) de visites par an, j’ai l’impression qu’il y a toujours des nouveautés et attention les yeux, celle-ci vient d’arriver, le boudin du lundi ! Un lundi de Pâques, un déjeuner en famille chez Drouant, il n’y a pas mieux. Lieu chic, contemporain et cuisine entre classicisme bien amené par Antoine Westermann et Anthony Clémot, gourmandise et générosité. Le tout a un prix, comptez 50 € minimum à la carte, un menu à 44 € le midi, mais aussi le semainier, c’est à dire un plat correspondant à chaque jour de la semaine et donc le boudin le lundi.


501-DrouantAsperges blanches pour commencer, cuites parfaitement et servies avec une sauce mousseline (dont on m’apporte un supplément, oui, oui, allez-y). Les asperges goûteuses, avec cette amertume et cette subtilié qui leur siéent tant, la sauce mousseuse avec une pointe de piment d’Espelette qui la relève, un enchantement.

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Et le fameux boudin noir du lundi, si noir que la photo en contre-jour ne lui convient pas tellement, donc fiez-vous à mes mots… Il est de forme carrée, un peu aplati et très, très croûté, donc avec des bords très croustillants, limite brûlés, c’est délicieux. Il me fait beaucoup penser à celui du Pays Basque fabriqué selon la recette de Christian Parra à la conserverie Anne Rozès (où j’étais allée en reportage assister à la fabrication au petit matin, je me souviens encore de ces têtes de cochon qui dépassaient du bouillon, sorte d’apparition orgiaque). Bref, celui de Drouant est très sur la chair, la mâche, avec du gras, des épices et du poivre. Accompagné de pommes poêlées et d’un bol de purée, le boudin se déguste jusqu’à la fin, surtout que la sauce a comme des accents de cacao, je ne pense pas, mais la couleur et le parfum m’y font étrangement penser.

Le plat du jour est à 18 €, pour les amateurs de boudin, rendez-vous lundi prochain.

Drouant, 16-18 place Gaillon, 75002 Paris, 01 42 65 15 16, Métro Quatre-Septembre, Pyramides, Opéra

5 réponses à Le lundi chez Drouant, c’est boudin dorénavant

  1. noemie dit :

    Je suis allée spécialement chez Drouant pour leur poulet-frites un dimanche en juillet dernier et manque de bol, ils venaient de passer à la carte d’été, du coup on a pris un brunch…tu es sure que c’est bien toute l’année ?

  2. Sûre ! On en prend toute l’année, maintenant, est-ce qu’ils étaient en rupture ce jour là, je ne saurais te dire.

  3. seb dit :

    Impossible de trouver le nouveau semainier sur le site de Drouant, savez vous à quoi nous avons droit les autres jours?

  4. Seb, j’ai vu, je suis assez étonnée. C’est peut-être un oubli de leur part (ou fait exprès). Dans le désordre, je sais que mercredi, c’est bouchée à la reine, samedi, navarin d’agneau, vendredi cabillaud aïoli. Après, je ne sais plus…

  5. Sylvie dit :

    Je crois que le mardi c’est l osso bucco. Et il doit y avoir un Parmentier de canard…. Miam j adore Drouant!

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