Le Sergent Recruteur

13 Mar 2013 • 750045 commentaires

Toujours dans le cadre du recueil de témoignages pour le numéro spécial nouveaux étoilés Michelin (magazine L’Hôtellerie Restauration), je suis allée déjeuner au Sergent Recruteur pour rencontrer le chef Antonin Bonnet. L’île Saint-Louis a beau être au coeur de Paris, je n’y mets que très rarement les pieds je dois avouer. Rue Saint-Louis en l’île donc, l’adresse était auparavant surtout connue des touristes. Revirement de situation depuis quelques mois, un groupe a investi l’affaire et fait les choses bien. Architecte et designers se sont penchés sur le berceau du nouveau Sergent Recruteur, le lieu a de la chance, il hérite de traits somptueux. Grand confort dans les assises, matériaux élégants, souffle de contemporanéité sur les moindres détails, qu’est-ce qu’on y est bien ! L’idée le jour de ma venue est de goûter à la cuisine du bar et de discuter avec le chef à l’issue. Le bar, c’est le premier espace du restaurant quand on entre. Au début, je suis un peu perturbée par mon image qui se reflète dans le miroir en face tandis que je mange, au bout de quelques minutes, je m’en fous.


571-Sergen-RecruteurOh le beau maquereau cru servi à bonne température (poisson de ligne / Terroirs d’avenir), les oeufs de truite de Banca (qui sont d’une fermeté à toute épreuve et me font aimer les oeufs de poisson et la jolie alternance de radis balnc et vert. Délicat, moelleux, ferme et juteux, c’est délicieux.

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Filet de Saint-Pierre de Saint-Jean-de-Luz à la cuisson frisant la perfection (poisson de ligne / Terroirs d’avenir), crème de chou-fleur d’une onctuosité régressive et sommités de chou-fleur au vinaigre qui ravivent. Les algues (dulse je crois) aussi.

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Ceux qui me suivent sur Twitter et sur Facebook le savent, j’ai littéralement bloqué sur ce dessert. Disons que mon rictus figé à la dégustation en disait long… Le Snix est une création (marque déposée) du chef lorsqu’il était à Londres et qu’il a eu la bonne idée de ramener à Paris. Mélange de Twix et de Snickers (désolée pour la pub), ce dessert incarne tous les goûts de ces deux barres avec la perfection d’un geste pâtissier. Sablé qui tue tant il est sablé (le grain vous le sentez sous la dent ? Vous voyez ce que je veux dire ?), couche de cacahuètes grillées au caramel salé (très généreux, on le voit sur la photo), fine couche de chocolat mousse au chocolat blanc et re-fine couche de chocolat craquant. Cela servi avec une glace au caramel (fichtre bien salé).

Produits triés sur le volet, vision pertinente, cuisine qui saisit son époque au vol, un goût de trop peu pour moi, j’y retourne dans quelques jours, cette fois en salle (je veux pouvoir goûter tout le menu).

A la carte du bar (plein de suggestions tentantes, charcuterie, tartare, hot dog de homard), comptez quand même 45-50 € minimum (dans mon cas, entrée à 18 €, plat à 26 € et dessert à 9 €). Les menus : 65 et 95 € le midi (accords mets et vins avec supplément) et 115 € le soir (accords mets et vins avec supplément)

Le Sergent Recruteur, 41 rue Saint-Louis en l’île, 75004 Paris, 01 43 54 75 42, métro Pont-Marie

MaSa »

5 réponses à Le Sergent Recruteur

  1. Grumeau dit :

    Voilà donc le fameux Snix ! Je comprends mieux maintenant pourquoi tu en parlais tant hehe. Mêler un chef de ce calibre avec une barre chocolatée régressive donne de bien jolis résultats.

  2. Vally dit :

    Très tentant mais Hors de prix comme presque toutes les bonnes adresses à Paris.
    Lorsque l on a la chance d’aller en province on découvre des petites merveilles à moindres coût!!!!!!!!!!

  3. Belles photos, qu’appelez vous du poisson cru servi à bonne température ? Car j’ai eu un débat avec un restaurateur avec la température de son tartare

  4. marie dit :

    pour les prix je trouve les proportions un peu petites quand même; j’ai eu des avis divergents sur ce resto

  5. – Grumeau, oui le fameux !
    – Vally, je confirme, en Province, on trouve plein de belles adresses plus accessibles il est vrai. Mais Paris, ses loyers, ses charges et ses coûts divers, on ne peut faire sans.
    – Délices à Paris, pas à température ambiante et pas froid non plus, juste entre les deux. Après, le restaurateur a le droit d’avoir son avis (différent), mais pour moi, c’est exactement cette température là qu’il faut.
    – Marie, effectivement, les avis peuvent être nuancés à propos de cette adresse. Mais moi j’ai très bien mangé. Et même que je réitère dans quelques jours !

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