Les Akolytes

26 Août 2008 • Bouches-du-Rhône7 commentaires

Un mistral à décorner les bœufs, un soleil couchant derrière la calanque de Niolon (sur la Côte Bleue) à l’ouest et cette corniche JF Kennedy qui en met toujours plein les yeux… On est bien à Marseille, prêt à aller goûter les tapas des Akolytes, petite cantine aux airs seventies, avec ses murs oranges, ses chaises blanches en plastique, ses coins en briques et son humeur vagabonde. L’équipe en salle a la trentaine, on soupçonne une bande de copains qui se plaît à proposer des tapas méditerranéens ou plutôt des plats gourmands en version mini. L’ardoise arrive, le soleil décline petit à petit, des propositions toutes plus alléchantes (entre 7 et 9 €), le principe est simple : on commande 2 tapas par personne (c’est ce qui nous est conseillé), qui arrivent dans le désordre et que la tablée se partage systématiquement. J’aime bien l’idée de partager, de couper dans les jolies portions, de goûter à tout…

222-AkolytesDes moules géantes cuites al dente (encore fermes) et leur crème safranée. La crème est plus qu’onctueuse, du genre à napper les moules et les doigts avec acharnement, tant mieux, elle n’en est que plus agréable à saucer. Autant vous dire qu’on essaie de ne pas voir le fond du plat à la fin, histoire de se dire qu’on n’a pas tout saucé. Et pourtant si, on voit le blanc de la porcelaine avant que l’assiette ne reparte en cuisine.

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Deux tronçons de courgette farcis d’un mélange de figatelli et de feta, une petite farce savoureuse en somme. Le tout accompagné de pousses de salade bien assaisonnées.

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Un beau poivron farci façon kebab, des copeaux d’agneau délicieux, une pincée de piment, des herbes et une cuillerée de crème au premier plan pour adoucir.

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Moins photogénique, mais gourmande à souhait, la tarte à la brandade de morue, sorte de soufflé dense et délicieux aux parfums de brandade, morue, ail… Accompagnée d’un sorbet au poivron rouge, pas du tout, mais pas du tout sucré… Un bonheur de fraîcheur. Comme quoi, il est possible de faire des sorbets non sucrés (ce qui n’est pas toujours le cas dans les sorbets dits « salés » qu’on nous sert en ce moment).

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Je vous l’ai dit, le soleil a décliné tout au long du repas et la lumière fut de plus en plus tamisée. Mais comme les desserts sont exquis, je ne pouvais pas ne pas vous les montrer. A partager encore une fois, une ganache chocolat-caramel, de celles qui vous collent presque aux dents, à déguster lentement à la petite cuillère, tout en salivant. Autre dessert, de la faisselle accompagnée d’une crème glacée épaisse au spéculoos, régressif et irrésistible.

Pas de formule et à la carte, comptez 20-25 €.

Les Akolytes
4 rue Papety
13007 MARSEILLE
T 04 91 59 17 10

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7 réponses à Les Akolytes

  1. sborgnanera dit :

    petites précisions utiles : y’a pas de calanques à l’ouest de marseille, là ou le soleil se couche mais elles sont entre marseille et cassis (prononcer cassi et pas cassisse comme les parisiens), à l’est, là ou il se lève et, dans une brandade de morue, y’a pas de pomme de terre mais juste de la creme et de la morue écrasée
    ô, caroline, attention, tu joues avec le pâââtrimoine ;o)))
    pour info, cette gargotte boboisante ne receuille pas un flot débordant d’entousiasme sur place

  2. Caroline M dit :

    Sborgnanera, ok, je me suis un peu précipitée, la recette de la « vraie » brandade ne contient pas de pommes de terre (disons que la « fausse » mêlée de purée de pommes de terre s’appellerait la « brandade parmentière ») et la tarte des Akolytes n’en contient pas non plus, j’ai ripé au moment d’écrire le commentaire, c’est surtout le parfum d’ail et de morue qui prime. Je change dans le texte et merci !
    Concernant les calanques, celle qui est à l’ouest de Marseille et qu’on appelle « calanque de Niolon », a peut-être un nom usurpé, mais je peux te dire qu’elle fait face au restaurant, je la connais bien, j’y ai effectué un stage de plongée il y a quelques années.

  3. marseillenageur dit :

    Pour moi le décor évoque les cantines des agents de la Stasi à Berlin Est ; les verres Arcoroc, les toiles cirées blanches et les chaises Ikéa ça me prend la tête.
    Côté clientèle on est en plein boboland : Birkenstock, fringues issues de « créateurs » vendues hors de prix, « Libération » sous le bras et on refait le monde à coup de bio et d’équitable en omettant de préciser qu’outre la bagnole familiale, Madame a une Smart et Monsieur un scooter pour la ville :-[
    La carte : c’est cher. 30 € pour une entrée et un plat ; à ce tarif là je n’ai pas pris de dessert. Les assaisonnements étaient huileux, lourdingues. Les portions sont honnêtes mais il n’y a absolument pas de quoi hurler au génie, très loin de là. Aucune inventivité : on te balance de la fêta, de la mozza et des herbes (basilic, menthe, estragon) partout sans discernement et on te précise bien que c de l’huile d’olive (comme si c’était un sésame pour le Paradis).
    Cette table n’enthousiasme pas grand monde et déçoit même les amateurs exigeants (et Dieu sait s’ils sont rares à Marseille)…

  4. sborgnanera dit :

    ouaip, y’a niolon (t’aurais pu mettre [edit] à coté de ta correction qui remplace « derrière LES calanques à l’ouest » par « derrière la calanque de Niolon (sur la Côte Bleue) à l’ouest », je vais passer pour un pitre sinon ;o)
    bonne nuit

  5. Caroline M dit :

    – Marseillenageur, côté prix, je ne suis pas d’accord, tous les plats étaient entre 7 et 9 €, si on en prend 2 par personne en ajoutant un dessert (5 ou 6 €), ça fait une vingtaine d’euros. Je n’ai rien vu de huileux, tout m’a semblé frais, simple et savoureux. Côté clientèle, le mois d’août à Marseille est apparemment vu à la lège, il n’y avait pas foule et c’était plutôt hétéroclite et je n’ai pas vu une paire de birkenstock…
    – Sborgnanera, on y voit rien.

  6. Perdrix Monique dit :

    Notre deuxième (et dernière, ouf !) grosse déception de Marseille. Le concept est formidable, les filles et le cuisinier super sympas et très serviables, le service correct, hélas la cuisine, un désastre. Formule style tapas (2 min par personnes), au fait ça a drôlement augmenté, y’a rien à 7 euros ! Assez copieux, ça avait bien commencé avec des tagliatelles de courgettes au saumon fumé, puis la suite fut un massacre. Travers de porc caranélisés pas caramélisés du tout et très gras, pas assez cuit, rougets au curry vert pas cuit (ou pire pas décongelé ?) avec un morceau de poulpe plastifié dans un curry insipide et que je soupçonne sorti tout droit d’un sachet tout prêt (c’est ma spécialité en cuisine, je connais bien le goût du vrai curry vert :-), puis enfin une sorte de moussaka à l’agneau avec aubergines farineuses et congelées aussi sans doute. Les plats servis en même temps donc difficile de manger chaud, peu importe, je n’ai rien mangé. Le vin conseillé était honnête mais vraiment de gros efforts à faire sur la qualité, Quel donmmage, l’idée est si bonne ! 20 euros par pers + le vin (23 euros) sans dessert. Bof.

  7. Monique, votre compte rendu n’est pas flatteur et surtout pas engageant ! ça a l’air terrible tout ce que vous racontez, du coup, je serais curieuse d’y retourner pour être témoin ou non de ce massacre.

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