Mensae / Un œil en cuisine et à table

7 Jan 2016 • 750196 commentaires

Les chefs Kevin d’Andrea et Thibault Sombardier (fait amusant, ils sont arrivés tous deux en finale de Top Chef, Kevin en 2015 et Thibault en 2014) se sont associés pour ouvrir le joli bistrot Mensae du côté de Ménilmontant. Kevin d’Andréa a 24 ans et le don de déployer une énergie considérable. Il aime la cuisine des jus, des sauces, des bouillons, en somme celles des marmites. Dans son petit espace qui a vu passer des litres d’acide pour être aussi pimpant aujourd’hui me raconte-t-il, Kevin d’Andréa réalise des plats de bistrot, simples, nourrissants et avec ce qu’il faut de nuances pour être dans son époque. Les bases sont là, il n’est pas prêt de les lâcher, attaché au jus de boeuf qui réduit des heures durant (de 7h du matin au service du soir), à la préparation de sa terrine de foie de volaille ou à la recette du risotto qu’il tient de son père d’origine italienne. Vigueur, passion, sincérité, c’est un bonheur de partager quelques instants avec lui pour ce nouvel épisode d’Un œil en cuisine.

Et puis après, je suis passée à table…

mulet mariné mensae paris

Voici l’entrée du jour, le mulet mariné en gros morceaux (ô bonheur, pas de dés de tartare riquiquis), avec je ne sais quoi, mais quelque chose d’enrobant et d’à la fois délicat. De l’huile d’olive, de l’acidité, peut-être un voile de piment et puis autour ces herbes qui amènent un peu de verdeur. C’est beau et c’est délicieux. Je voudrais des poissons marinés comme ça plus souvent.

risotto mensae paris

A force de l’avoir vu nacré, mouillé, réduit, j’en ai envie. C’est le plat du jour, le risotto aux champignons. Le grain est ferme, la sauce nappante généreuse (j’aime bien quand il y a beaucoup de liquide autour du grain moi). Quelques champignons de Paris émincés, quelques lamelles de truffe, un peu de jus et je suis aux anges. Mon amie avait pris une entrée de truite marinée extra (à la carte, j’espère qu’elle y figure toujours) et le fameux cochon grillé à la flamme dont Kevin d’Andréa parle à la toute fin de la vidéo, avec du chou décliné de différentes façons, elle était également enchantée.

Le menu déjeuner est à 20 € (avec supplément pour la truffe), le menu dîner à la carte à 35 €, pourquoi se priver. Fermeture dimanche et lundi.

Mensae, 23 rue Melingue, 75019 Paris, 01 53 19 80 98, métro Pyrénées

6 réponses à Mensae / Un œil en cuisine et à table

  1. Fleur de lupin dit :

    Mon voisin d’en face !! J’ai gouté les croquettes de pieds de porc avec les poireaux mimosas c’est absolument dingo : gras, croustillant, gourmand (j’espère que vous avez eu droit d’y gouter en cuisine !)! La terrine est elle aussi très gouteuse, ca change des vilaines terrines que l’on mange partout ! J’ai aussi gouté lors d’un déjeuner les mêmes plats que vous, truffe en moins ! Un risotto un poil trop salé mais cuisson parfaite. Un chouette restau dans mon chouette quartier 😉
    Une autre fois que vous serez dans ce quartier allez essayer Dame Jane, 39 rue Ramponneau, un de mes restau favoris dans le coin (pas le lundi, le chef n’est pas là). Cela dit c’est un coin riche en restau délicieux et en commerçants de bouche de qualité !

  2. Jouanne dit :

    Chouette table et des mecs adorables !!! Sans oublier une sélection de vins très très sympa !!!

  3. Bertolino dit :

    Un an après votre repas chez Mensae, j’ajoute notre perception de ce soir :

    Dîner à 4. On commence par une description assez sommaire des vins par le serveur, par ailleurs très sympathique. Nous prenons deux verres de vin : 12 cl, pas une goutte de plus, pour 9€ minimum le verre : De quoi déguster sans dégâts.
    Puis, deux entrées arrivent : verdeur et saveurs subtiles sont au rendez-vous, par contre les « dés de tartare riquiquis » sont dans l’entrée de saumon gravlax, pas très copieux. L’autre entrée promet de la boutargue dans une petite salade : c’est joli et bon, mais ils ne sont pas ruinés en boutargue.
    Suit pour ma fille un lieu noir à la pulpe de choux romanesco, excellent mais minimal en quantité (26 € quand même) pour lequel je retirerais l’adjectif « nourrissant ».
    A l’inverse des plats de viande : de belles tranches de filet mignon tendres à souhait, un risotto de céréales aux shiitaké, délicieux. Une pintade rôtie avec des topinambours à tomber par terre.
    Crème au chocolat copieuse et savoureuse en dessert ; « space » me dit mon fils à propos de sa mousse de banane et sa boule de glace au persil. Je goûte : un régal, pourtant je ne suis pas fou de persil.

    Total : un peu léger pour l’entrée + poisson, très savoureux dans l’ensemble, un peu chérot pour l’addition.

  4. Merci pour votre contribution ! Les lecteurs et moi en prenons bonne note !

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