Quand on pense à pâtes et à Italie, les deux semblent indissociables. Mais une question revient souvent : Que pensent vraiment les Italiens des pâtes industrielles étrangères ? La réponse ne se fait pas attendre, surtout sur les forums et les discussions Reddit où les témoignages abondent. Et en tant qu’Italien passionné de gastronomie et ayant grandi entre Bologne et Toscane, je peux vous dire que ce sujet enflamme toujours les débats.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, si vous souhaitez découvrir les pâtes italiennes traditionnelles et leur répartition régionale (car oui, chaque région a ses préférées !), je vous invite à consulter mon article sur les pâtes italiennes incontournables par région.
Un rejet viscéral ou une simple préférence culturelle ?
En Italie, la nourriture est une affaire de passion, de tradition et de fierté. C’est dans ce contexte que Giulio_Cesare, utilisateur Reddit bien connu pour ses interventions franches, intervient souvent dans les discussions sur les produits alimentaires italiens. Lorsqu’un utilisateur allemand plaisante en disant « Never trust Italians when doing business », Giulio répond :
Giulio_Cesare : « Je ne vois pas d’erreur. Mais à propos des pâtes industrielles étrangères, nous sommes simplement intransigeants. Barilla déjà, c’est limite pour certains puristes. Alors imaginez des pâtes anglaises ou allemandes… »
Il poursuit :
« J’ai essayé des pâtes “allemandes” dans un supermarché à Munich : texture pâteuse, cuisson difficile à maîtriser, et surtout un goût fade. »
Ce sentiment est largement partagé. En tant qu’Italien vivant à l’étranger, je suis souvent interpellé par la présence de marques comme De Cecco, Barilla (encore, tolérée car italienne), mais aussi de versions totalement “internationalisées” des pâtes, souvent conçues plus pour le packaging que pour leur qualité.
Les marques étrangères sous la loupe italienne
Pour beaucoup, les marques étrangères ne sont pas boycottées par nationalisme, mais parce qu’elles ne respectent pas les piliers de la pasta : farine de blé dur, séchage lent, fabrication en bronze (ce qui donne la surface rugueuse parfaite pour accrocher la sauce).
More_Shower_642 : « Je suis italien, je vis à Düsseldorf. Les pâtes industrielles vendues ici, même les “premium” locales, sont souvent mal faites. Je préfère acheter De Cecco ou Rummo, quitte à payer plus. »
Personnellement, j’ai toujours une réserve de Rigatoni Rummo et des linguine Garofalo dans mon placard. Ces marques italiennes respectent encore les standards que nos grands-mères auraient accepté.
Des pratiques choquantes pour les Italiens
La manière dont certains étrangers consomment les pâtes est également un sujet de controverses et d’anecdotes cocasses :
BardonmeSir : « J’ai récemment fait une pizza döner végane avec tofu, concombre et sauce à l’ail. Les Italiens détesteraient sûrement, non ? »
_Giulio_Cesare : « Je serais curieux d’y goûter, mais là, tu cherches vraiment les ennuis. »
Eastern-Impact-8020 : « Soyons honnêtes : c’est dégoûtant. Même moi qui ne suis pas italien, je te déteste déjà. » 😆
La tolérance culinaire a ses limites. Les pâtes industrielles avec trop de conservateurs, ou celles qui cuisent en 2 minutes sèment souvent la discorde.
L’attachement aux racines : un refus du compromis
Il faut aussi comprendre que les Italiens perçoivent les pâtes comme un symbole culturel profond. Une simple assiette de spaghetti évoque une histoire familiale, des dimanches passés ensemble, des recettes transmises depuis des générations. Mettre de la crème dans la carbonara ou de l’emmental dans les lasagnes peut être vu comme une trahison.
ClickerBox : « La carbonara avec crème ? Hérésie. Avec seulement œuf, pecorino, guanciale, et poivre : là, on parle. »
Y a-t-il de l’ouverture ?
Bien sûr, tous les Italiens ne sont pas rigides. Certains acceptent de goûter… par curiosité :
_Giulio_Cesare : « Je suis curieux, je goûte tout. Mais n’espère pas me convaincre que c’est meilleur que ce que l’on fait à la maison. »
Et je comprends ça. Je me rappelle d’avoir testé une marque française lors d’un voyage – je ne citerai pas son nom – et d’avoir dû tout jeter. Trop cuite, molle, la sauce accrochait aussi bien que l’eau sur une poêle Tefal. Depuis, je reste fidèle à mes classiques.
Conclusion : fierté, tradition… et bon goût
Donc, pour répondre à la question que pensent les Italiens des marques de pâtes industrielles étrangères ? : la majorité les rejette, non pas par chauvinisme, mais par respect pour une tradition culinaire centenaire. Ce n’est pas qu’une question de goût, c’est une question d’identité.
Alors si vous cherchez à cuisiner italien, commencez par une bonne marque italienne. Votre « pasta al dente » vous remerciera ! 🇮🇹🍝



